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Brief.me souffle sa première bougie !


04/03/2016
Laurianne Callon

Brief.me est une newsletter d'actualité générale qui promet à ses lecteurs une info hiérarchisée et synthétisée, livrée tous les soirs de la semaine à 18h30. Voilà un an que le media existe. Il a été lancé en janvier 2015, après plusieurs mois de test en concertation avec des premiers lecteurs, et suite à une campagne de financement participatif. Laurent Mauriac, le fondateur, dévoile les nouveautés pour 2016 et fait le bilan de l’année écoulée.



© Brief.me
© Brief.me
Avec 1000 abonnés au compteur, Brief.me compte sur l'innovation pour fidéliser son lectorat et attirer encore plus de curieux. Depuis quelques semaines, une édition du week-end a été lancée, répondant à une demande accrue des lecteurs. En effet, une des priorités de Laurent Mauriac, est d'être en contact permanent eux par le biais de questionnaires et de retours de mail. Ils peuvent donc voter le mercredi pour un événement ou un sujet qui sera analysé en profondeur dans l’édition reçue le samedi.
D'ici quelques temps, une opération de parrainage des proches permettra aux abonnés d’obtenir des réductions sur leur futur renouvellement, tout comme les parrainés. Les jeunes sont également visés : la moitié des abonnés ayant moins de 30 ans, un tarif étudiant sera donc proposé à 29 euros l’année.
Même si la formule actuelle plaît beaucoup, d'après les retours enthousiastes de leur public, Laurent Mauriac explique qu'elle sera toutefois retravaillée : « Certains de nos lecteurs trouvent le ton parfois trop sérieux. » La rubrique « Ca alors ! » subira également un lifting d’ici un à deux mois. Mais que les fans se rassurent, le concept de « slow media » restera inchangé et les push et autres notifications permanentes ne viendront pas perturber leur quotidien.

Un pari risqué, mais qui paye

Certes, l'équilibre financier n'est pas encore atteint et " Il faut compter trois à quatre ans ", d'après le fondateur; mais " la petite entreprise ne connaît pas la crise ". Brief.me a dépassé les 50 000 euros de chiffre d'affaires en 2015. Les abonnements permettent de rentrer " dans les frais " : 85 % des lecteurs optent pour la formule à l’année et 15 % pour l’abonnement mensuel.
Une levée de fonds est prévue pour le premier semestre de l'année ainsi que le recours à la " love money " (financement par les proches). Sinon, le concept repose sur des fonds propres et grâce au FINP (Fonds pour l'Innovation Numérique).
Preuve que la société se porte bien, ils étaient deux employés au début de l’aventure; ils sont désormais quatre à temps-plein et sous statut de salariés. En plus des journalistes, un responsable marketing a été embauché afin d'optimiser les facebook ads, principaux canaux de recrutement des nouveaux abonnés.
Un pari qui a donc payé, et pourtant pas si évident, dans un monde où l'information est souvent accessible gratuitement sur Internet. Leur principal concurrent, Time To Sign Off, revendique 165 000 abonnés, selon Romain Dessal le créateur de la newsletter. Il précise " qu'il n'a aucunement l'intention de [les] faire payer ".  Pour Laurent Mauriac, la comparaison n'a pas lieu d'être : " Nous n'avons pas le même modèle économique, pas la même cible. Tout est différent. On peut lire les deux, rien n'empêche l'autre. " CQFD.
 

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